Néobanques et Brexit font ils bon ménage ?

Certaines néobanques en profitent pour modifier leurs stratégies. Starling Bank vise une licence en Irlande et lance un compte en euros pour les anglais vivant sur le continent ou les européen expatriés en Grande Bretagne, en parallèle de son compte en livres. Elle se lance également en France et en Allemagne. De son côté, Fidor (d’origine Allemande mais rachetée par BPCE), ferme toutes ses activités au Royaume-Uni.

Au niveau des RH les services financiers, et en particuliers les fintechs ont ouvert la chasse aux talents britanniques en se rapprochant des écoles et universités et en dynamisant leurs propositions. L’effet Brexit les prive en effet en partie des talents d’autres pays européens moins tentés par une aventure au Royaume-Uni.

Cependant la confiance des investisseurs dans l’écosystème fintech britannique reste intacte avec un montant record de $2.9md investis au 1er semestre 2019 dans 123 opérations. Les néobanques en ont bien profité et dominent le classement : $440m pour OakNorth, $147m pour Monzo et $98m pour Starling Bank.

Certains fonds d’investissements regardent également du côté de l’Irlande à l’instar de Finch Capital qui investit 20M€ dans les fintechs irlandaises.

L’effet Brexit n’est donc pas synonyme de panique mais pousse plutôt les acteurs à se structurer.

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